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Crise agricole en France : DNC, Mercosur et inquiétudes du monde paysan- From Cattle Disease to Global Trade: Why French Farmers Are Protesting (Level B1-B2)

Avec Quiz interactif en fin d'article !

Crise agricole en France : DNC, Mercosur et inquiétudes du monde paysan- From Cattle Disease to Global Trade: Why French Farmers Are Protesting (Level B1-B2)
Q Avec quiz interactif en fin d’article — teste ta compréhension

Voici quelques expressions et mots de l'article à connaître qui vous permettront d'enrichir votre vocabulaire :

• la crise sanitaire : animal health crisis
la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) : Lumpy Skin Disease (LSD)
un abattage sanitaire : preventive culling
la vaccination obligatoire : mandatory vaccination
une indemnisation : compensation
le libre-échange : free trade
la concurrence déloyale : unfair competition
des mécanismes de compensation : compensation mechanisms
une clause de sauvegarde : safeguard clause
un quota d’importation : import quota
des bovins : cattle
sur le terrain : in practice / on the ground
douloureux : painful
a conduit : led to
une part infime : a very small share
l’ensemble de la filière : the entire sector
a nourri l’incompréhension : has fueled misunderstanding
donnant lieu à : leading to / resulting in
issus de pays : coming from countries
moins strictes : less strict
face à ces inquiétudes : in response to these concerns
perturbation grave : serious disruption
renforce la position : strengthens the position
un équilibre : balance

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Lecture La crise agricole
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Depuis la mi-décembre, l’agriculture française traverse une période de fortes tensions, alimentées par une crise sanitaire (animal health crisis) et par les inquiétudes liées à l’ouverture commerciale internationale.

Dans le sud-ouest de la France, notamment en Ariège, plusieurs cas de Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) (Lumpy Skin Disease) ont été détectés chez des bovins (cattle). Cette maladie virale, très contagieuse, a conduit (led to) les autorités à ordonner un abattage sanitaire (preventive culling) des troupeaux concernés, accompagné d’une vaccination obligatoire (mandatory vaccination) dans les zones à risque. L’objectif affiché est clair : empêcher toute propagation à d’autres élevages.

Du côté des pouvoirs publics, ces mesures sont présentées comme strictement proportionnées. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a rappelé que les animaux concernés représentent une part infime (a very small share) du cheptel national. Des organisations agricoles comme la FNSEA soulignent également l’importance de la prévention pour protéger l’ensemble de la filière (the entire sector).

Sur le terrain (in practice), cependant, la réalité est plus douloureuse (painful). Pour de nombreux éleveurs, l’abattage d’animaux parfois non malades est vécu comme une épreuve humaine et économique. Des années de travail peuvent disparaître en quelques jours, et les indemnisations (compensation) promises sont jugées, par certains, insuffisantes ou trop lentes à arriver. Cette situation a nourri l’incompréhension (has fueled misunderstanding) et la colère, donnant lieu à (leading to) plusieurs mobilisations agricoles.

À cette crise sanitaire s’ajoute une inquiétude plus large liée au commerce international. L’accord de libre-échange (free trade) entre l’Union européenne et l’Amérique du Sud, désormais signé, prévoit une facilitation des échanges de produits agricoles et industriels. Pour les partisans de l’accord, il ouvre des débouchés importants pour l’industrie européenne et renforce la position (strengthens the position) de l’Europe sur les marchés mondiaux.

Mais dans le monde agricole, les craintes sont nombreuses. Les agriculteurs redoutent une concurrence déloyale (unfair competition) avec des produits importés à bas prix, issus de pays (coming from countries) où les normes environnementales et sanitaires sont parfois moins strictes (less strict). Ils craignent également une pression accrue sur les prix et une fragilisation des exploitations locales.

Face à ces inquiétudes (in response to these concerns), l’Union européenne met en avant plusieurs mécanismes de compensation (compensation mechanisms). Ils incluent des soutiens financiers via la Politique agricole commune, l’activation possible de clauses de sauvegarde (safeguard clauses) en cas de perturbation grave (serious disruption) du marché, ainsi que des quotas d’importation (import quotas) pour les produits les plus sensibles. L’objectif est de concilier ouverture commerciale et protection des filières agricoles.

Entre impératifs sanitaires, engagements commerciaux et attentes du monde agricole, cette double crise illustre les tensions croissantes auxquelles l’agriculture européenne doit aujourd’hui faire face, dans un équilibre (balance) toujours délicat entre protection et ouverture.

📝 Quiz — Crise agricole en France

Réponds aux 5 questions puis clique sur Calculer mon score.

1) Quelle est la principale raison des mesures sanitaires prises dans le sud-ouest de la France ?

2) Pourquoi les autorités ont-elles ordonné un abattage sanitaire ?

3) Comment certains éleveurs perçoivent-ils les indemnisations promises ?

4) Quelle est l’une des principales inquiétudes des agriculteurs face à l’accord avec le Mercosur ?

5) Quels outils l’Union européenne met-elle en avant pour protéger les filières agricoles ?

Astuce : tu peux changer tes réponses et recalculer le score.

TRADUCTION :

Since mid-December, French agriculture has been facing a period of intense tension, driven by both an animal health crisis and growing concerns over international trade liberalization.

In southwestern France, particularly in Ariège, several cases of Lumpy Skin Disease (LSD) have been detected among cattle. This highly contagious viral disease led authorities to order preventive culling of affected herds, combined with mandatory vaccination in at-risk areas. The stated objective is clear: to prevent the disease from spreading to other farms.

From the government’s perspective, these measures are presented as strictly proportionate. The French Minister of Agriculture, Annie Genevard, emphasized that the animals concerned represent only a very small share of the national cattle population. Agricultural organizations such as the FNSEA have also stressed the importance of prevention in order to protect the entire sector.

On the ground, however, the situation is far more painful. For many farmers, the culling of animals—sometimes not showing symptoms—is experienced as a profound human and economic shock. Years of work can disappear within days, and the compensation promised by authorities is considered by some to be insufficient or too slow. This has fueled anger and frustration, leading to several farming protests.

This health crisis comes on top of broader concerns linked to international trade. The free trade agreement between the European Union and Mercosur, now signed, aims to facilitate trade in agricultural and industrial goods. Supporters argue that it opens significant opportunities for European industry and strengthens Europe’s position in global markets.

Within the agricultural sector, however, fears remain strong. Farmers worry about unfair competition from lower-priced imported products originating in countries where environmental and sanitary standards may be less stringent. There are also concerns about downward pressure on prices and the long-term viability of local farms.

In response to these concerns, the European Union highlights several compensation mechanisms. These include financial support through the Common Agricultural Policy, the possible activation of safeguard clauses in the event of serious market disruption, and import quotas for the most sensitive products. The stated aim is to reconcile trade openness with the protection of agricultural sectors.

Caught between health imperatives, commercial commitments, and the expectations of farmers, this double crisis illustrates the growing tensions facing European agriculture today, as it seeks a delicate balance between protection and openness.